Prénom composé

Tranquille chez toi ou en coloc?

Chez moi oui et toi ?

Au bureau. Pour ça pas trop disponible…
Je suis plus sur facebook. Christian Paul Reloud. Mais ne te moque pas du prénom!!! 🙂

Pourquoi je me moquerais de ton prénom ?

Pas commun christian Paul

Tu utilises les deux du coup ? Un seul ? Ou des surnoms ?

Que christian en général

Ok ok

Corbeau-anime

Tu ne m’as pas trouvé?

Ah je devais te chercher ? Ok. Oui j’ai trouvé ton profil !

Et ben?

Ben j’ai jamais dit que je comptais t’ajouter sur Facebook

Au moins c’est clair!

C’est toujours mieux 🙂

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Publicités

Publicité et cinéma

Faire passer des films publicitaires pour des œuvres, c’est confondre sciemment deux démarches aux antipodes l’une de l’autre : l’art creuse sous les apparences, interroge les évidences, va déterrer des vérités ignorées, balaie les représentations toutes faites, poursuit un but libérateur ; il peut éventuellement déstabiliser, bousculer, quand la publicité, à l’inverse, avec son esthétique artificielle et léchée, mise sur le confort intellectuel du spectateur et sur ses réflexes pavloviens, use de recette éculées mais efficaces, veille à ne fâcher personne et reproduit les pires stéréotypes.

Mona Chollet, Beauté fatale

Le grand baroudeur

Aujourd’hui j’ai envie de vous parler de ce profil type qu’on croise (trop souvent) sur les sites de rencontre : celui du grand baroudeur. Vous savez le mec qui, sur son profil, n’affiche que des photos prises aux quatre coins du monde : sable blanc, villages pittoresques, sommets enneigés et bien sûr, sa plus grande fierté, une photo sous marine le montrant, bouteille sur le dos, caressant les coraux. Trop mignon ! Alors prêtes à en prendre plein les yeux ? En même temps il est l’incarnation du bonheur. Jamais sans ses lunettes de soleil (et sa GoPro), éternellement souriant, détendu et bronzé, he oui les filles ! Lui il passe tout son temps libre à voyager tavu.

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Embarrassées de nos puissances

Les femmes autour de moi gagnent effectivement moins d’argent que les hommes, occupent des postes subalternes, trouvent normal d’être sous-considérées quand elles entreprennent quelque chose. Il y a une fierté de domestique à devoir avancer entravées, comme si c’était utile, agréable ou sexy. Une jouissance servile à l’idée de servir de marchepieds. On est embarrassées de nos puissances. Toujours fliquées, par les hommes qui continuent de se mêler de nos affaires et d’indiquer ce qui est bon ou mal pour nous, mais surtout par les autres femmes, via la famille, les journaux féminins, et le discours courant. Il faut minorer sa puissance, jamais valorisée chez un femme : « compétence » veut encore dire « masculine ».

Virginie Despentes, King Kong Théorie